À l'attention des spectateurs qui ont aimé "L'OCCITANIENNE" et de ceux qui souhaiteraient découvrir ce film…
Je vous invite à le soutenir par le "bouche-à-oreille",
et surtout à le recommander directement aux exploitants des salles "art & essai" les plus proches.
Ci-joint le lien du contact "salles art & essai".
Jean Périssé
Si vous désirez poster un commentaire, merci de l'envoyer par mail à : clairsud@free.fr
Bernard Le Coq et Jean Périssé à Cannes
(séance débat du 2/01/2009 au cinéma Les Arcades avec le concours de Ciné-Croisette).
Quelques commentaires sur le film :
Publié par Marie-France Chauveau 21/05/2009
J'ai assisté le 18 mai 2009 à la projection du film au Blanc (Indre) en présence des comédiens Bernard Le Coq, Roger Souza, et du réalisateur Jean Périssé.
Je n'avais pas hésité à faire le déplacement depuis Bourges (Cher) .
Je n'ai pas été déçue. Enfin un beau film qui raconte une histoire.
Des acteurs formidables. Bernard Le Coq dans le rôle de Chateaubriand c'est inattendu mais quelle réussite ! quelle sensibilité !
Cela prouve décidément que c'est un grand acteur du cinéma français !
À quand une projection de ce film dans le Cher et à Bourges en particulier ?
C'est avec un réel plaisir que je reverrai ce film dès que l'occasion se représentera.
J'espère que ce film trouvera un large public.
Publié par Jean-Hugues (Rennes) 10/04/2009
J’ai vu « l’Occitanienne le 3 Avril 2009 dans le cadre du festival cinéM.A .35 en fête qui se déroulait dans 30 salles du département 35.
Moment de magie et de beauté…
Puis nous avons échangé avec Jean PERISSE qui était présent (et aussi président du jury de ce festival de courts métrages).
Inspiré d’un chapitre des mémoires de CHATEAUBRIAND, ce film remarquable et d’une grande beauté fait la part belle aux 3 acteurs qui sont magnifiques !
Valentine TEISSEIRE est incandescente …quelle actrice ! C’est une révélation.
Bernard LE COQ confirme ici qu’il est un acteur majeur du cinéma français.
Et Roger SOUZA est une pure merveille….
Je suis sorti de la salle en ayant envie de me plonger dans ce 19eme siècle …
Je vais suivre de près la carrière de ce grand cinéaste.
Publié par Michèle Combelles (8/03/09)
J'ai beaucoup aimé ce film intimiste. Quel dommage que Chateaubriand ne déplace pas les foules avec une telle histoire d'amour à la clef.
Publié par Thierry de Pierpont (8/03/09)
J'ai 49 ans. J’ai connu Jean à l'âge de 12 ou 13 ans pour son premier court métrage. J’en étais l’acteur principal. (J’étais élève de 6e, il était pion au lycée de Gaillac).
Depuis, bien des choses se sont passées, mais en voyant « L'Occitanienne » j'ai eu la larme à l'œil et je suis très heureux pour lui. Réussir à faire un tel chef-d'œuvre avec si peu d'acteurs (mais quels acteurs !), je dirai qu'une chose : BRAVO à Jean ! Je parle de son film dès que je peux et où que ce soit.
Si à l'école on nous avait appris l'Histoire et le Francais de cette manière, on l'aurait encore en mémoire. Quelqu'un a dit un jour : « la chance n'est qu'un mot pour désigner la ténacité dans ses projets ». Voilà la preuve.
Encore toutes mes félicitations.
Signature obligée : « Emmanuel ou l'espace d'un matin » (NDLR : titre du court métrage – 1972).
Publié par Mathlab (exploitant salle « art & essai ») le 22 fév 2009 - 11h59 -
« Je ne cherche pas à montrer, je donne à voir. »
C'est en ces termes que Jean Périssé a défini son geste de cinéma, lors d'une rencontre avec le public vitrollais. Un instant rare.
Jean Périssé, la soixantaine dynamique, est l'auteur de L'Occitanienne, le dernier amour de Chateaubriand. Son premier long-métrage, sorti sur cinq copies en France et que le cinéaste accompagne, une tonne d'enthousiasme dans ses valises.
Huis clos magnifique, le film narre la rencontre d'une nuit, dans un hôtel de Cauterets, entre le Grand Homme vieillissant (excellent et trop rare Bernard Lecoq) et la jeune Leontine, admiratrice enflammée, compagne épistolaire. Rencontre nocturne pour amour impossible, quand l'homme de lettre se fait homme de chair, quand la poésie des mots s'incline face au réel des corps et des âges...
Le tout sous l'oeil tendre, complice, attentionné, rêveur et voyeur du maître des lieux, personnage bouleversant, illettré poète incarné par le... bien trop rare (décidément) Roger Souza.
Plaisir des yeux... chaque plan est travaillé, millimétré, gracieux. Le secret ? Jean Périssé dessine ! Il a dessiné ses plans, il a dessiné son film.
Le story board et le scénario font ainsi l'objet d'un beau livre que l'auteur dédicace.
Plaisir des oreilles... orage au loin, bruissement des feuilles, voix chuchotées, dialogues dans un français lèché.
Réussite totale, cohérence d'un projet de cinéma « comme on n'en fait plus ».
Les spectateurs (une quarantaine, pas si mal...) sont apparus enchantés.
Cinq copies France, disais-je, dans l'attente peut-être d'un passage télé ou d'un DVD.
Si, près de chez vous, demeure une salle curieuse, guettez-y donc cette Occitanienne !
Publié par GdeS/ Vitrolles 21/02/09
Un grand merci à Jean Périssé, car cette réalisation est, comme je l'ai dit du fond du coeur à l'issue de la projection : SOMPTUEUSE.
Dommage que cette qualité de films soit si rare.
Dommage que des villes comme Marseille ne puissent offrir de tels choix.
Tout est beau, depuis l'écriture du titre (première image offerte à nos yeux) et le générique qui nous met dans le ton, la tempête qui ponctue la soirée, à la manière des sentiments déchirés et contradictoires des deux personnages, le contraste donné par le maître d'hôtel presque un narrateur, la musique délicieuse, le jeu de cette actrice inconnue et sans étiquette mais qui paraît peut être plus Léontine de Villeneuve que Léontine elle-même, jusqu'aux moindres détails de costumes, de décors, de jeux d'acteurs, jusqu'à l''atmosphère.
Jean Périssé et Bernard Le Coq nous ont fait ce soir rencontrer Chateaubriand.
Si je le pouvais , je me le serais repassé plusieurs fois ; car au fil des passages, on n'attend plus le déroulement, mais on peut alors voir des détails, des jeux de visage, des attitudes qu'on n'avait pas remarqués, tout à la découverte globale et à l'attente du dénouement.
En attendant, je parcours le site internet accompagné au piano.
Magnifique.
Publié par Cat (2/01/09) dans "Les mystères de la ville rose"
L'année dernière, Jean Périssé un metteur en scène français a eu l'idée de réaliser son premier long-métrage en filmant cette histoire (un rêve d'enfant). [.…]
Le résultat est que ce film hors circuit est un pur chef-d'oeuvre d'émotion et d'esthétisme mais qui n'est passé dans aucune grande salle...et voué aux oubliettes !
Je trouve cela vraiment triste et synonyme de notre déculturation progressive...
Pour tout savoir sur le film c'est ici : www.occitanienne.com
Une fois que vous êtes sur le site du film je vous conseille d'aller au making-of ci après, vous y verrez un émouvant reportage concernant les raisons qui ont poussé Jean Périssé à faire ce film là.
Circuit UTOPIA (Avignon, Bordeaux, Montpellier, Toulouse, Tournefeuille) le 3/07/08
« L'Occitanienne », sans bruit ni fureur, si ce n'est celle des sentiments subtilement contenus, fait penser à ces jouets en bois, porteurs d'un si séduisant imaginaire qu'ils pouvaient emplir avec bonheur les jeux de toute une enfance. Mais que l'on ne se méprenne pourtant pas, ce film en bois joliment tourné est si finement construit, les acteurs sont si remarquables et si troublants, les décors sont si parfaits que l'on pourrait croire que les sous n'ont pas manqué à la production et que, petite souris embarquée dans la machine à remonter le temps, nous sommes vraiment là en 1829, embusqués derrière les boiseries à vivre un miraculeux moment d'humanité littéraire.
Par marivi, le 26 juin 2008
Très beau film, c'est très dommage qu'il ne soit pas reste dans les salles importantes plus longtemps. La qualité devrait être reconnue, mais il faut laisser le temps au public d'aller le voir et de pouvoir en parler autour de soi.
Par ablachair, le 23 mai 2008
[…] Il reste néanmoins qu'une sonate de Schubert est un grand moment de musique, de même que ce film est un grand moment de cinéma.
Par Michèle Goua de Baix, le 21 mai 2008
J 'ai adoré ce film .... la bande originale et les sentiments qui y sont traduits. Ces rapports amoureux pas du tout dans l 'air du temps nous rappellent des valeurs essentielles et nobles.
Par Dany Ryan, le 18 mai 2008
Je crois que beaucoup d’hommes pleureront en voyant L'Occitanienne... Ce film montre en effet merveilleusement le combat intérieur de beaucoup de mâles par rapport au désir. Un combat secret que je trouve noble et touchant, et qui est, le plus souvent, ignoré par les femmes. Et c’est bien dommage, car elles souffriraient moins si elles en avait conscience. Les hommes ont la force apparente et la fragilité cachée. Les femmes, sont façonnées à l’inverse, comme “ en creux”... Ce film dévoile tellement bien ce combat secret de Chateaubriand que les hommes en sortent bouleversés comme s’ils avaient enfin pu avouer ce qui se passe en eux si souvent...
Par Alain Blachair, le 17 mai 2008
Ce film est enfin passé à Nancy, à peu de séances.
Il est très bon, et j'en suis ressorti en larmes, ce qui m'arrive rarement.
Blog : Sur la Route du cinéma (16 mai 2008)
Léontine brave la tempête de cette nuit d’août 1829 pour rejoindre dans un hôtel de Cauterets l’homme à qui elle écrit depuis deux ans sans l’avoir jamais rencontré. L’homme, son « grand homme » comme elle l’appellera n’est autre que Chateaubriand. Il a 60 ans, elle 25. Il va lutter toute cette nuit pour résister à l’amour que la jeune femme, fascinée, enflammée par le génie de l'écrivain, lui offre.
C’est évidemment très littéraire et j’avoue qu’il faut nourrir une passion pour Chateaubriand ou les Pyrénées, ou pour les deux pour aimer ce film. J’y suis entrée béatement parce qu’évidemment pour vivre cet éternel amour contrarié et contrariant d’une seule nuit sans bailler, il faut être incurablement romantique, et y croire dur comme fer. La passion ardente de la jeune femme, triomphante dans la splendeur de la jeunesse, se heurte constamment à la lucidité de l’homme vieillissant dont le cœur est resté fougueux mais dont le corps douloureux, ridé, le trahit cruellement. L’homme et la jeune femme se disent des merveilles et des horreurs tout au long de cette nuit, comme font tous les amoureux du monde et c’est délicieux. D’autant que les mots passionnés et les sentiments éternels sont ici exprimés par deux acteurs magnifiques habités par la fièvre : Bernard Le Coq, discret, sobre et intense et la révélation, Valentine Teisseire (dont c’est le premier film), sublime et excessive comme l’amour qu’elle incarne.
Le tout est porté par des images grandioses de la nature environnante et la musique de Schubert.
Un ovni. Rare et délicat.
Par pale, le 10 mai 2008
Jean Périssé nous entraine dans cette quête impossible de l'éphémère, Bernard Le Coq incarne à merveille un Chateaubriand vieillissant confronté à l'ultime beauté:la jeunesse de Valentine Teisseire, alors que Roger Souza nous rappelle sans cesse à une dimension plus réelle.Dommage que ce film soit si peu diffusé.
Par amicine, le 06 mai 2008
Ce film est une pure merveille!!! Tout est beau: les décors, la lumière, les acteurs, le scénario etc... Merci au réalisateur d'avoir filmé un tel chef d'oeuvre! Du cinéma comme on aimerait en voir plus souvent. 20/20
De Loulou B. le 19 avril 2008
Ce film de jean Perissé, qui reprend l'un des châpitres des fameuses Mémoires d'outre tombe, nous livre avec pudeur et subtilité les interrogations du poète quant à la vieillesse, à la possibilité d'un dernier amour,le tout dans un décor de boiseries et sur une sonate de Schubert qui nous plonge avec délice au coeur du XIXème.
Bernard Le Coq, Valentine Tesseire et Roger Souza (l'hôtelier-poète et témoin bienveillant) sont remarquables, troublants, subtils servant avec justesse le texte d'Alain Paraillons. De quoi se réconcilier pour un soir avec l'âme romantique!
Par arsenal1981, le 31 mars 2008
Il s'agit d'un très beau film à l'esthétisme exacerbé! Cependant c'est dommage qu'il ne passe que dans très peu de salles. J'espère tout de même que d'autres salles le mettront à l'affiche. Les acteurs sont touchants, le scénario est très bon et en plus, on apprend des choses sur la vie de Chateaubriand. A voir!
Rédigé par: chantal, le 25 mars 2008 à 15:13
Quelle belle idée d’emporter Chateaubriand en Inde. J’ai vu aussi l’occitanienne, la salle était au trois quart pleine. C’est un joli film, fidèle à l’esprit romantique, à la personnalité de René. La comédienne qui joue Léontine est magnifique et l’on sent que le réalisateur a su la filmer (notamment ses mains qu’elle a très jolies). Donc, avis aux amateurs !
Par kirsten, le Lundi 24 mars à 16:52
Un très beau film qui multiplie les sujets : l'admiration, la littérature, la différence d'âge, l'amour, les poètes. Mention spéciale aux acteurs (Roger Souza super), au scénariste (très beau texte). Très belles images qui nous renvoient dans un autre temps, avec d'autres conventions, mais où l'être humain conserve sa noblesse.
Par mirella, le Lundi 24 mars à 16:37
Film très attachant, très poétique, esthétique et d'un autre temps. Pour un premier film réalisé avec peu de moyens et beaucoup de difficultés, c'est une réussite très loin des réalisations grand public commerciales
Rédigé par: Sylviane, le 24 mars 2008 à 10:36
On donne le film “l’occitanienne” dans le 5° ardt. à l’accatone, au Reflet medicis et dans le 6° à l’arlequin.Rappelons en deux mots le passage des “Mémoires d’outre- tombe”Chteaubriand a 60 ans,il “prend les eaux à Cauterets ;il écrit:”Voilà qu’en poétisant je rencontrai une jeune femme assise au bord du gave; elle se leva et vint droit à moi:elle savait, par la rumeur du hameau, que j’étais à Cauterets.Il se trouva que l’inconnue était une Occitanienne ,qui m’écrivait depuis deux ans sans que je l’eusse jamais vue (..)”
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Rédigé par: sapience malivole, le 23 mars 2008 à 17:38
Ceux qui aiment Chateaubriand et la sensibilité romantique devraient se précipiter voir le film “l'occitanienne”,premier film d’un certain Jean Périssé. Cela se passe en 1829, l’écrivain rencontre Léontine de Villeneuve qui lui a écrit des lettres enflammées. Le récit de leur nuit est splendide, on dirait du Rohmer avec quelque chose de plus enflammé et des dialogues plus « prenants »
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Rédigé par: Lucile Bellan, le 19 mars 2008
Basée sur l'histoire vraie d'une liaison de François Réné de Chateaubriand avec une femme qu'il surnomme l'Occitanienne dans ses Mémoires d'Outre-tombe, le film raconte une version fantasmée de leur seule et unique rencontre. Un tourbillon de romantisme et de sensualité, quand la muse rencontre l'écrivain, la jeune femme l'homme mûr. L'acmé d'une relation épistolaire de deux ans, et qui marqua à jamais le destin de Léontine de Villeneuve, jeune aristocrate provinciale.
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Par coco, le 18 mars 2008
J'ai eu la chance de voir le film en avant-première, dans la ville où il a été tourné en grande partie. C'est un magnifique huis clos. Les acteurs ainsi que le réalisateur restituent à merveille les tourments des âmes et des coeurs des amoureux au XIX° siècle. Ajoutez à cela l'ommi présence d'un orage et les très beaux décors naturels, tant extérieurs qu'intérieurs (l'hôtel existe bien tel quel) vous obtenez un beau film, fin, tout en délicatesse, esthétique dans lequel le jeu des acteurs fait toute la différence. Bernard Le Coq incarne Châteaubriand magnifiquement, Roger Souza apporte une note d'humour habilement dosée et Valentine Teisseire en Léontine éperdument amoureuse est très convaincante. C'est un film qui démontre qu'avec un très petit budget il est possible de réaliser un film de qualité, qui sort des schémas commerciaux. auxquels on nous a trop souvent habitués. Allez voir ce film, il nous fait du bien, ainsi qu'au cinéma français!
Par Jean-Luc Lévrier, le 15 mars 2008
Voulez-vous, chers collègues, voir un film rare - et pas seulement du fait qu'il n'en existe que cinq copies - ?
Je vous invite alors à vous rendre à l'Utopia Tournefeuille où est projeté l'Occitanienne, de Jean Périssé, avec Bernard Le Coq, Valentine Tesseire, Roger Souza...
Evidemment, ils ne sont pas très connus, pas plus que ne l'est l'épisode que raconte le film, et qui lui sert de sous-titre : Le dernier amour de Chateaubriand. Mais si vous voulez voir un film sensible, intelligent et élégant, n'hésitez pas...
Et si vous aimez, n'hésitez pas non plus à le faire savoir : pour qu'il ait sa chance, le bouche à oreille doit fonctionner...
Par Kamala, le 14 mars 2008
Romantique, passionné, léché.. Il semble hors du temps car on sent qu'il n'est pas tourné en studio avec une lourde machinerie. Peu d'acteurs, jeu intense, images très belles et bon choix musical... que du bonheur ! Chateaubriand âgé rencontre une jeune admiratrice et correspondante. Relation ambigüe, exaltée, d'une fan avant l'heure et de son grand homme avec sa réputation d'auteur, d'ambassadeur et de séducteur.. Un huis-clos dans un hôtel pendant une nuit alors que l'orage se déchaîne mais est-ce dehors ou dedans que la violence est ? Et l'hôtelier bienveillant (remarquable Roger Souza) est le témoin et le choeur de cette relation littéraire ? littérale ? vécue ? rêvée ? idéale ou idéalisée ? A partir d'une simple anecdote des Mémoires, Jean Périssé et Alain Paraillous ont écrit un scénario en hommage à Chateaubriand que l'on a envie de redécouvrir alors que demeurent en nous des scènes du film comme une nostalgie...
Par kamala31, le 13 mars 2008 à 14:39
Très très beau film. Atypique, littéraire, avec de belles images, un choix musical judicieux, des acteurs qui ont porté le film parce qu'ils y croyaient. Presque un huis-clos avec un texte qui s'inspire à la fois de Chateaubriand, du romantisme, des années de pratique de son auteur enseignant, filmé avec une mise en scène théâtrale, littéraire mais bel et bien un film vivant, dont chaque séquence se ponctue par une image des Pyrénées. Bernard Le Coq, Valentine Teisseire et Roger Souza illuminent l'écran et l'espace, habitent leurs personnages. Chateaubriand vieillissant, après des années de relation épistolaire, rencontre une de ses admiratrices, jeune fille noble. Tout se mélange : l'admiration, la littérature, les sentiments, le désir, la différence d'âge, l'exaltation, la raison dans un tourbillon qui se retrouve dans la violence des cascades, du vent, de l'orage, la beauté et la sauvagerie des Pyrénées. Le rythme plus lent convient à cette découverte des âmes et la beauté de l'ensemble reste en mémoire. Et l'on a envie de relire Chateaubriand, sa correspondance, et la version de Léontine ! C'est un film à encourager et à soutenir car il a été refusé par toutes les chaînes de télévision ! Dire qu'ARTE va chercher des films au bout du monde alors que les spectateurs ont été séduits, touchés par cette histoire, et la sincérité de ses auteurs et interprètes qui en parlent avec enthousiasme, refusant de s'attarder sur les difficultés rencontrées mais livrant leur émerveillement devant ce rêve devenu réalité.
Par Carlito31, le 11 mars 2008 à 23:41
Chef d'oeuvre cinématographique s'il en est. Un Bernard Lecoq qui règne sur sa basse-cour. Que je meure s'il n'obtient pas un Oscar l'an prochain.
Par heloise D (source CINE OBS)
L'Occitanienne est un film magnifique, le plus beau depuis de nombreuses années, plein d'élégance, de finesse, de sensibilité, d'émotions -formulées et non formulées-, de rêves, d'espoirs, c'est aussi un film esthétique mais rien de mièvre, au contraire plein de la force des passions. C'est presque un drame du théatre classique, voire antique, avec une forme de choeur. A ne manquer sous aucun prétexte.
Posted by Patrice Chambon under Chronique, Cinéma français
L’amour passion
D’une grande maîtrise, d’une belle intelligence, L’Occitanienne est un film doux, économe et élégant. Le peu y est magnifié. De superbes plans de nature pyrénéenne, véritables poumons du film alternent avec le huit clos de l’hôtel. Un intérieur vaste et raffiné construit avec minutie dans lequel évoluent seulement trois personnages bercés par la musique de Schubert. A commencer par Bernard Le Coq qui donne merveilleusement vie à un Chateaubriand au regard scrutateur, obsédé par l’empreinte du temps sur son corps et soucieux de plaire, partagé entre le désir et l’ennuie. Face à lui une talentueuse inconnue : Valentine Teisseire campe un personnage féminin obstiné, dévoré par une passion et un désir né des mots qui lui furent adressé. L’adoration qu’elle voue à l’écrivain est aussi puissante et dévastatrice que ces torrents de montagnes qui rythment le film. C’est d’ailleurs elle qui mène ce jeu amoureux. Mais face à la force des sentiments en présences, auxquels la nature fait écho, le maître d’hôtel : Roger Souza tient la barre. Du haut de son accent, il se pose comme témoin voyeur bienveillant et veilleur de nuit, éclairant de son bon sens cette rencontre entre un homme âgé et cette ardente jeune femme. Une longue nuit pudique et électrique qui nous laisse, à l’aube, mélancoliques.
Par katdu31
“Très beau film qui n'est pas un film à grand spectacle mais un film intimiste, personnel, habité. Les images sont élégantes, le choix musical complète le décor incroyable de cet hôtel. Les personnages sont bien campés et attachants, passionnés, sincères, humains, vulnérables Chateaubriand, les poètes en général, peuvent-ils aimer et vivre comme le commun des mortels ? La littérature est-elle le miroir d'un idéal ou sublime-t-elle le quotidien ? L'exaltation de la jeunesse offrira-t-elle au grand homme un renouveau ?”
Par Danièle Botta
Tout d'abord j'ai adoré ce film, encore plus grâce à la musique qui l'accompagne. j'ai recherché cette sonate de Schubert et me suis procuré l'interprétation de Wilhelm Kempf ; mais j'aimerais tout de même réécouter l'interprétation de Valentine Teisseire, jeune fille aux multiples talents ! La musique de ce beau film va-t-elle faire l'objet d'un CD ?
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